Les techniques d'extraction du pétrole

Les techniques d'extraction du pétrole

Après la localisation du gisement, les experts confirment la présence de pétrole par le forage d'exploitation des puits. Vient ensuite l'extraction de la matière première. Alors, quelles sont les différentes techniques pour récupérer l'or noir ?

La récupération primaire et secondaire

Trois niveaux d'extraction existent : la récupération primaire, secondaire et tertiaire. La méthode classique ou récupération primaire vise à extraire le pétrole de façon naturelle. Ainsi, cette technique utilise la pression élevée présente dans le gisement. Cette pression aide la matière à migrer vers la surface. Au cours de cette démarche, le taux de récupération varie entre 5 à 15 % et même de 25 à 30 %. Néanmoins, l'efficacité d'extraction repose sur la quantité du liquide présent.

Tout au long de la durée de vie du puits, la pression diminue progressivement. Après une période d'extraction passive, la pression sera insuffisante pour forcer le déplacement du pétrole. À ce stade, les méthodes de récupération secondaire entrent en jeux. Ces techniques suggèrent une injection de fluide externe pour accroître la pression du réservoir. L'injection d'eau, la réinjection de gaz naturel et l'extraction par injection de gaz (de l'air et du dioxyde de carbone) diminuent la densité globale de fluide dans le puits. Ces méthodes comptent 30 à 45 % de taux d'extraction.

La récupération assistée

La récupération tertiaire ou assistée accroît la mobilité du pétrole afin d'élever le taux de récupération. Cette autre technique s'opère quand la récupération secondaire devient insuffisante pour l'extraction. Toutefois, cette méthode semble indispensable uniquement si la récupération apporte encore des avantages pécuniaires. Les méthodes thermiques figurent parmi les techniques de récupération assistées. Ces procédures veulent chauffer le pétrole afin d'atténuer sa viscosité. Cette atténuation facilite ainsi l'extraction.

D'autres procédures qui visent à réduire la viscosité consistent à injecter du dioxyde de carbone. Autres méthodes : les traitements microbiens utilisent des microbes pour briser les chaînes hydrocarbonées du pétrole. Ces procédés simplifient la récupération de l'or noir. Ces ultimes démarches récupèrent 5 à 15 % de pétrole supplémentaire. De plus, le taux de récupération varie également selon la quantité de matière présente dans la réserve.

Les coûts de la récupération assistée

La méthode de récupération assistée réclame un montant de 10 à 16 dollars par tonne de CO2 injecté pour un pétrole de 15 à 20 dollars par baril, soit environ 10 à 15 euros par CO2 pour 10 à 15 euros par baril. Seulement, les coûts dépendent des méthodes privilégiées. Effectivement, les traitements microbiens semblent plus économiques comparés aux autres méthodes conventionnelles. Néanmoins, certains États appliquent des incitations fiscales pour utiliser les microbes dans ces techniques.

Après l'extraction viennent le transport et le commerce. Seulement, ce dernier processus semble plus complexe en raison de la variation de l'offre, de la demande et du prix du pétrole. Ainsi, les sociétés ont tout intérêt à solliciter les conseils d'expertises en matière de commerce de pétrole. Justement, l'entreprise Philia Energy, branche du groupe Philia SA, se spécialise dans les problématiques énergétiques. D'ailleurs, Philia SA propose également ses conseils dans le commerce du pétrole depuis 10 ans.