Le pétrole est-il une énergie renouvelable ?

Le pétrole est-il une énergie renouvelable ?

Le pétrole est-il renouvelable ? Certains disent non et d'autres oui. En tout cas, de manière officielle, au même titre que le charbon, le pétrole n'est pas renouvelable. Toutefois, des études américaines tentent de prouver qu'il est possible de contrôler et d'accélérer le processus de formation du pétrole pour avoir l'hydrocarbure à disposition jusqu'à la fin des temps.

Pétrole : est-ce de l'énergie renouvelable ?

Par définition, les énergies fossiles ne sont pas renouvelables. Leur formation est le résultat d'un très long processus géologique qui dure des centaines de millions d'années. À moins qu'on puisse accélérer le processus. C'est ce que des chercheurs américains tentent de réaliser en utilisant des algues pour créer un carburant semblable au pétrole brut. En effet, le processus appelé « liquéfaction hydrothermale » découverte par U.S. Department of Energy's Pacifique Northwest National Laboratory permet de transformer une mixture d'algues et d'eau en pétrole en moins d'une heure !

À la première vue, cela semble hallucinant et insinue une certaine campagne intensive de chasse aux algues, mais la technique « liquéfaction hydrothermale » peut être aussi utilisée avec d'autres matériaux organiques comme ceux issus des systèmes d'épuration d'eaux. La matière ainsi obtenue, appelée « pétrole vert » nécessite pour être produite du soleil, de l'eau non potable, des terres non fertiles et de l'air. Ce qui est particulièrement intéressant étant donné que la terre regorge de telles matières.

Quid du pétrole non conventionnel ?

En ce qui concernant le pétrole non conventionnel, 600 milliards de barils peuvent être encore produits, soit 20 années de consommation soutenue. Ces pétroles sont pour la plupart des pétroles denses et fortement visqueux dont le gisement implique plusieurs défis techniques. Fort heureusement, les recherches menées à IFP Énergies nouvelles (IFPEN) visent à lever ces verrous technologiques et à réduire les coûts, tout en respectant l'environnement.

Selon le bureau, il est possible d'atteindre des taux de récupération importants de pétrole non conventionnel en chauffant les sables bitumineux à la vapeur afin de les fluidifier. Toutefois, il ne s'agit pas ici de n'importe quelle vapeur, mais une vapeur respectueuse de l'environnement. À l'aide de cette technique, la production américaine s'est développée très rapidement pour atteindre 1 million de barils par jour.

Le pétrole en Afrique : le seul avenir de l'énergie fossile

Le pétrole en Afrique constitue un des plus grands espoirs du pétrole mondial. Étant donné que l'hydrocarbure du continent est très jeune, des centaines de gisements potentiels sont encore à espérer. Un résultat très prometteur a été constaté en 2017 lorsque l'écossais Cairn Energy a mis la main sur un important gisement pétrolier au large du Sénégal. Nommé FAN South, le projet a permis de recalculer la réserve mondiale de pétrole et de revoir le classement mondial de réserve de pétrole par pays.

Le Congo Brazzaville est aussi un territoire qui donne beaucoup d'espoir. Sur place depuis quelques années, la compagnie pétrolière Suisse Philia SA fait tout son possible pour détecter tous les gisements pétroliers offshore. Aussi, elle prépare les Congolais à un boom pétrolier en leur dispensant une formation aux métiers du pétrole. Depuis 5 ans, Philia SA accueille les jeunes postulant congolais dans sa filiale Philia trading afin de les encadrer dans leurs études pour devenir trader.